13.09.2009

Suite de l'article précédent...

Suite aux commentaires de mon article que j'ai pu lire sur un autre site, je tiens à mettre certaines choses au clair au sujet de la taxe carbone :


Pour l'article précédent, je reconnais avoir mal travaillé le sujet et avoir privilégié le côté environnemental. En effet, j'ai surtout voulu expliqué ce qu'était cette taxe aux éventuels lecteurs et je n'ai pas cherché à savoir si d'autres moyens plus juste pouvaient exister pour arriver à cette même fin environnementale. Je m'en excuse humblement. N'ayant pas vraiment d'éducation politique, il s'avère que j'ai quelques difficultés lorsqu'il s'agit de me faire ma propre opinion, car je n'ai aucunes bases sur lesquelles me raccrocher. Certes, au moins je ne suis touchée par aucune influence familiale, mais apprendre seule est toujours plus compliqué. Pour quelqu'un qui ambitionne de devenir journaliste, vous me direz que c'est un comble d'avoir de telles lacunes. Et bien oui. Mais c'est bien pour cela que j'ai créé ce blog : apprendre ! Et c'est en faisant des erreurs que l'on apprend et que l'on avance non ?!

 

 

 

Parmi ces commentaires, un en particulier a retenu mon attention, car l'auteur avait des idées que j'ai trouvé très intéressantes à ce sujet. Je vous le transmets et attends vos réactions pour pouvoir poursuivre le débat et arriver à se forger une opinion juste sur le sujet...

 

 

" Cette taxe est destinée à orienter la consommation vers une consommation de produits à moindre contenu énergétique au travers d’un surcoût appliqué à certaines catégories de produits.

Si j’ai bien compris une partie de son produit, importante, sera redistribuée sous la forme d’un « chèque vert » ou d’une compensation sous une autre forme, qui ne me semble pas définie à l’heure actuelle, afin de ne pas pénaliser les faibles revenus.

Elle jouera sur un facteur « prix » totalement négligeable dans le cas d’un revenu élevé mais très pénalisant pour un revenu faible, d’où l’idée de redistribution.

Il y aura 2 sortes de produits : les très peu taxés, au très faible contenu énergétique, et les taxé à taux plein au contenu énergétique fort.

Cette description peut laisser supposer que nous serons tous en mesure d’acheter l’une ou l’autre sorte de produit : si cela était possible, avec systématiquement dans chaque catégorie des produits de qualité égale, cette taxe mériterait d’être défendue car chacun, quel que soit ses moyens, pourrait réellement exercer un choix basé sur des considérations d’ordre énergétique.

Mais le fait est que nous ne nous trouvons pas dans un tel contexte, et celui qui n’a pour chauffer un habitat mal isolé qu’une chaudière au fuel au rendement faible, sans les moyens de changer de chauffage ni d’isoler, ne dispose d’aucun choix.

Même chose pour qui sera contraint de se rendre à son travail en voiture, par manque de transports en commun, et sera peut-être le seul à le faire vers cette destination et à cette heure (ce qui lui interdira tout covoiturage) : aucun choix possible, le passage à la pompe sera indispensable.

Ce qui s’avère en fait indispensable et n’est aucunement prévu dans le cadre de cette taxe est de mettre en place les alternatives qui permettront à chacun ce choix entre deux produits, deux solutions au contenu énergétique différent.

Qu’il s’agisse de faciliter aux plus démunis une meilleur isolation de leur habitat, de développer des réseaux efficaces et denses de transports en commun, de généraliser la voiture électrique en libre service... il n’est pas prévu que le produit de cette taxe soit consacré à des investissements massifs dans l’une ou l’autre de ces direction.

C’est la raison pour laquelle j’écrivais il y a quelques jours « Carbone : la taxe illégitime » et proposais un fiscalité spéciale, basée sur le revenu, dont le produit serait consacré aux investissement qui nous permettraient de prendre un réel virage énergétique.

Songeons simplement que la rénovation thermique de l’habitat ancien demanderait une quarantaine d’années de travail à raison de 400 000 logements traités par an : le chantier est tout aussi immense qu’incontournable si nous voulons réellement parvenir à une meilleure efficacité énergétique.

Et ce chantier peut encore être envisagé et mis en route dans les conditions actuelles : serait-il imaginable de l’entreprendre si le baril de pétrole devenait beaucoup plus coûteux ?

De nombreuses considérations peuvent nous laisser supposer qu’il pourrait devenir extrêmement coûteux dans un avenir plus ou moins proche.

C’est une façon d’exprimer que l’époque dans laquelle nous nous trouvons nous laisse encore des chances d’agir qui pourraient ne pas se reproduire.

Il est encore temps de remplacer, dans son principe, cette "taxe carbone« par une »Contribution Environnementale Généralisée" (qui pourrait devenir une "Contribution Environnementale Européenne Généralisée" à plus ou moins brève échéance) dont le produit serait intégralement consacré à de grands chantiers qui permettraient à chacun de réels choix dans ses modes de consommation. "


Commentaires

C'est vrai que si on veut vraiment changer les choses, les travaux sont d'une envergure inimaginable ! C'est pour ça qu'il faut s'y mettre tout de suite. Malheureusement, peu de gens puissants comprennent cette priorité et s'y intéressent. Ils tentent des choses, de petites choses car ils ne voient que le moment présent et que leur pays. Mais tout ça est dans un seul but : sauver le monde, la planète entière, avec tous ces camarades qui vous tiennent la main dans ce même objectif. Non, on n'est pas seul face à ce problème, toute l'humanité est concernée, et doit se sentir progressivement de plus en plus concernée.
Merci au film Home en tout cas qui j'espère a pu et pourra encore ouvrir les yeux à des millions de personnes. Diffusez-le un maximum et au moins on saura quelles questions se poser avant de donner des réponses...

Ecrit par : Solène | 13.09.2009

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