29.07.2009

Vidéo poignante sur la vie en prison...à regarder !

Le corps incarcéré
LEMONDE.FR | 22.06.09
© Le Monde.fr

 

 

Une telle humiliation est-elle nécessaire ?! Je vous pose la question ! Même s'ils ont sûrement fait du tort à la société, doit-on rentrer dans leur jeu et "leur montrer ce que ça fait d'avoir mal" en leur infligeant de telles souffrances ? Doit-on les traiter ainsi, au point d'être dégoûté de faire un bouche-à-bouche à un détenu POUR LUI SAUVER LA VIE ! La fin de ce reportage m'a stupéfaite ! Ou plutôt choquée, bouleversée !


Et je me pose la question : aurions nous été dégoûté nous aussi ou l'aurions-nous aidé ce détenu suicidaire ? Ils sont tellement conditionnés dans cet endroit que cela m'amène à me poser cette question. Son co-détenu, lui, n'a pas hésité à essayer de lui sauver la vie ! Est-ce parce qu'il était lui aussi détenu et qu'il était sûrement dans le même état déplorable que lui ? Ou est-ce parce que les deux gardiens sont tout sauf humains ? On marginalise les prisonniers à tel point qu'ils ne sont presque plus considérés comme des humains à part entière ! Non assistance à personne en danger... ça compte dans ce cas là ? Ou le détenu n'est pas considéré comme une personne peut-être !?!

 

Il faudrait peut-être penser à revoir le système carcéral français vous ne croyez pas ?

 

26.07.2009

Une nouvelle grippe qui commence à semer la panique

Comme tout le monde le sait, la nouvelle grippe A/H1N1 infecte habituellement les porcs. Ce virus s'est donc développé chez ces animaux mais se transmet aujourd'hui d'homme à homme.


En fait, il existe 3 types de virus grippaux (A, B, C) et plusieurs sous-types. Ce nouveaux virus est donc de type A (le plus fréquent de tous) et de sous-type H1N1.


Au début, dans les médias, cette grippe était souvent associée à la grippe espagnole qui, en 1918, avait tué 20 millions de personnes, car ces deux grippes étaient de même sous-type. Or cette grippe étant apparue au Mexique et n'étant en fin de compte pas la même que l'espagnole (la variabilité à l'intérieur de chaque sous-type pouvant être importante), elle est aujourd'hui surnommée la grippe mexicaine.


Autre erreur d'appellation lorsque l'on parle de grippe porcine puisqu'on sait aujourd'hui que ce virus est le fruit d'une combinaison entre le virus porcin, le virus humain et le virus aviaire.

 

 


Rappelons maintenant les principales étapes de la progression de cette grippe A/H1N1 :


  • En mars 2009, plusieurs centaines de cas d'infections respiratoires aïgues sont observés au Mexique.

 

  • Le 13 avril, un premier décès est constaté dans ce pays. A la suite de cela, les premières analyses sont menées. Elles révèlent l'existence d'un nouveau virus.

 

  • Le 25 avril, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) annonce que ce nouveau virus aurait un potentiel pandémique, c'est à dire qu'il pourrait s'étendre dans le monde entier.

 

  • Le 27 avril, on recense 3 premiers cas en Europe (plus précisément en Grande-Bretagne et en Espagne) chez des personnes de retour du Mexique. C'est pourquoi l'OMS réagit en relevant son niveau d'alerte de 3 à 4 sur une échelle de 6. (niveau 1 : pas de virus ; niveau 2 : influenza d'origine animale ; niveau3 : grippe d'origine animale ; niveau 4 : cas regroupés d'humains ; niveau 5/A : extension des cas à l'étranger ; niveau 5/B : extension de cas en France ; niveau 6 : pandémie ; niveau 7 : fin de la pandémie. Rappelons tout de même que cette échelle n'est pas liée à un degré de virulence ou de dangerosité du virus, mais qu'elle sert à coordonner au mieux les actions nationales et internationales.)

 

  • Le 29 avril, on annonce le premier décès au Etats-Unis. L'OMS appelle donc les pays à activer leur plan de préparation à la pandémie après avoir relevé le niveau d'alerte à la phase 5.

 

  • Le 1er mai, deux cas sont avérés en France et 36 patients sont sous surveillance.

 

  • Le 11 juin, l'OMS relève encore une fois son niveau d'alerte à la phase 6. (Or, en France, on reste à la phase 5/A encore aujourd'hui)

 

  • Le 21 juillet, l'OMS fait état de plus de 700 morts confirmés, alors que le précédent bilan de l'organisation comptabilisait 429 morts le 6 juillet. Alors que l'OMS annoncait ces 700 morts, Brice Hortefeux, le ministre français de l'intérieur, déclarait au sujet de la France : "Il n'y a que 561 cas recensés depuis le mois d'avril, dont aucun mortel, ce qui veut dire que la situation est aujourd'hui encadrée".

 

  • Le 23 juillet en France, c'est vers les médecins généralistes qu'il faudra se tourner dorénavant, et non plus vers le numéro 15, lorsque nous aurons des doutes. Ainsi le médecin pourra décider si un traitement est nécessaire ou non et rédiger une ordonnance en cas de besoin pour aller chercher gratuitement un masque en pharmacie. En cas de symptôtmes graves, il devra diriger le patient vers l'hôpital.


 

Ce virus se transmet donc par voie respiratoire ou par contact d'homme à homme. Pour les "traumatisés de la vache folle", je rappelle que ce n'est pas en mangeant du porc que l'on attrape cette grippe. Ainsi, voici quelques conseils :

 

Eviter tout contact avec une personne malade ; se laver régulièrement les mains au savon et/ou avec une solution hydroalcoolique (en n'oubliant pas de passer entre les doigts) ;  bien les sécher de préférence avec un essuie-tout ; couvrir sa toux avec son bras et non ses mains pour éviter de semer les microbes sur tout ce que l'on touche ; jeter les mouchoirs dans une poubelle munie d'un sac plastique et d'un couvercle de préférence ; et désinfecter de temps en temps les poignées de porte, les robinets de lavabo, les téléphones, les claviers d'ordinateur, etc.


 

Bien sûr, il est inutile de tomber dans la psychose mais quelques précautions valent mieux qu'une future guérison. Toutefois, si la grippe est détectée assez tôt, un traitement antiviral (Tamiflu) peut s'avérer efficace. En cas de symptômes grippaux (fièvre, toux, écoulement nasal, douleurs musculaires ou articulaires), une consultation chez le médecin généraliste est fortement recommandée.


Quant au vaccin contre cette grippe, deux options sont possibles: un vaccin spécifique ou un vaccin contre la grippe saisonnière incluant cette nouvelle souche virale. L'OMS a tranché le 18 mai en annonçant que 4,9 milliards de doses de vaccin spécifique contre cette nouvelle grippe pourraient être produites en un an, à partir de l'automne prochain. En attendant, des masques et des médicaments antiviraux sont disponibles.


Pour le moment, la France semble plutôt épargnée et se prépare pourtant à faire face à une éventuelle invasion du virus (notamment en négociant un certain nombre de doses de ce vaccin auprès des firmes pharmaceutiques). En effet, en automne, on s'attend à ce que cette grippe soit plus virulente. Ainsi, pour éviter une paralysie du pays, des précautions sont prises dès maintenant.


 

Mais après tout peut-être que l'on s'inquiète beaucoup pour rien, peut-être que cette grippe n'est pas plus dangereuse qu'une autre (rappelons que la grippe ordinaire tue également tous les ans)...ou peut-être pas... Sait-on jamais !


 

Ne pas céder à la panique mais être responsable, voilà le conseil que je donnerais.

Un article à lire sur la paranoïa liée à la grippe A/H1N1...


 

0 825 302 302 : numéro d'information sur la grippe

http://www.pandemie-grippale.gouv.fr/

 

05.07.2009

"Jeux de pouvoir"

Sorti le 24 juin 2009, le film Jeux de pouvoir (ou State of Play), réalisé par Kevin MacDonald, tente de nous amener sur la piste d'une certaine réflexion sur le monde avec des acteurs tels que Russell Crowe (et non Brad Pitt, qui s'est rétracté seulement quelques jours avant le début du tournage), jouant le rôle de Cal McAffrey, un journaliste, et Ben Affleck interprétant celui de Stephen Collins, un député.


La scène se passe à Washington. Stephen Collins est membre du Congrès américain et est chargé de superviser les dépenses de la défense. Lorsque son assistante meurt "accidentellement", un scandale éclate. L'opinion publique découvre que ce député, marié à Anne (jouée par Robin Wright Penn), est l'amant de cette jeune femme morte dans le métro. CalAffrey, vétéran du journal Washington Globe et vieil ami de Stephen Collins, est chargé de rédiger un article à ce sujet avec sa nouvelle assistante blogueuse, Della Frye (Rachel McAdams). Ainsi deux écoles de journalisme tentent de découvrir la vérité en s'unissant. Ce thriller américain constitue donc un bel hommage au journalisme sur papier, en voie d'extinction, au bénéfice de l'actualité sur internet. En effet le réalisateur, qui voulait être journaliste avant de faire partie du monde du cinéma, a lancé un clin d'oeil au métier auquel il aspirait à travers par exemple la scène dans le parking qui représente le fait que la presse écrite soit en danger de mort. « C'est ma lettre d'amour à la presse écrite », confie-t'il.


Quand le pouvoir prend le dessus sur la vérité, l'amitié et l'amour... Voilà ce que ce film cherche à dénoncer. Pour cela il pose sous nos yeux une société partagée par un dilemne entre le pouvoir et ces trois autres facteurs, que ce soit pour le journaliste _ qui dit vouloir publier la vérité, et non des ragots ou  juste une partie de la vérité (ce qui est très honorable pour un journaliste), mais qui pourtant cache des informations cruciales à la police simplement pour être le premier journal à bénéficier de cette information _ ou pour le député _ qui ne sait plus s'il faut protéger son image à tout prix après ses erreurs, ou s'il doit se battre contre la privatisation de l'armée.

 


Aspirant au métier de journaliste, j'ai trouvé ce film très instructif puisqu'il tourne autour d'un journaliste et qu'il met à plat les principaux problèmes de déontologie de ce métier : publier la vérité et pas seulement une information destinée à faire lire le plus de gens possible ! Mais pour pouvoir informer les gens et leur servir cette vérité ne faut-il pas faire en sorte que le journal marche? Ainsi marcherait-il sans ces articles destinés à pimenter l'actualité en livrant des choses qui relèveraient plus du voyeurisme que du journalisme? Je refuse de croire cela. Je refuse de croire que les gens ont besoin de ce genre de potins pour être intéressés par les journaux. Un peu de légèreté n'est bien entendu pas à écarter, car le pessimisme ne résout rien, mais légèreté ne signifie pas mensonges ou ragots.

 

 

03.07.2009

La sonnette d'alarme est une fois de plus tirée ce soir !

Un reportage d'envoyé spécial...

 

S'il vous plait, je vous demande de prendre simplement quelques minutes de votre temps pour regarder les premières 2 minutes 45 de ce reportage...


C'est tout simplement consternant et je ne peux m'empêcher de vous le montrer... Voilà ce que l'Homme fait à la planète, aux nombreux animaux qui coexistent avec nous sur celle-ci (et oui nous ne sommes pas seuls sur la planète) ! En voyant ce reportage je me suis imaginée tous les animaux qui mourraient sous ces flammes... Tout ça pour quoi ?! Pour de l'huile ! Pour enrichir ces producteurs ?! C'est peut-être totalement naïf ce que je vais dire mais pourquoi une seule espèce aurait le droit d'en tuer des milliers (ou même plus) pour ses petits besoins ?! Ce n'est pas comme si on ne se rendait pas compte qu'il y avait des animaux dans cette forêt puisqu'on ne voit que ça ! Comment des humains peuvent brûler des forêts où grouillent des millions d'animaux ainsi ?! J'aimerais bien savoir s'ils se sentent coupable ne serait-ce qu'un instant...


Certainement cet article ne servira à rien puisqu'il ne sera jamais lu par l'un de ces cultivateurs... Et beaucoup de reportages dans ce genre ont déjà été fait pour que l'on prenne conscience de ce que l'on détruit... Mais alors pourquoi ne fait-on rien ?! Egoïstes comme nous sommes il faut atteindre des points qui nous concernent directement pour que cette prise de conscience fonctionne... La nature humaine est comme ça me dira-t-on... Quel fatalisme! C'est bien facile de se dire ça et de ne rien faire! Même moi demain je vais continuer ma petite vie en oubliant l'état de bouleversement dans lequel j'étais en voyant cette vidéo... Je vais pensé que j'ai exagéré dans mon article de la veille... Que ce n'est de toutes façons pas moi qui vait faire changer les choses... En d'autres termes, je vais choisir la facilité une fois de plus ! Nous sommes faibles ! Nous avons trop peur d'ébranler nos petites certitudes, voilà tout ! Il n'y a que lorsqu'il sera trop tard que nous chercherons réellement à agir...


Bien sûr des efforts sont fait depuis quelques années. Mais tellement de choses restent à faire...

 

 

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